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Animation – Nanas gagas du gunfight à gogo

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Tout a commencé plus ou moins avec Nicky Larson (City Hunter) série sensationnelle des années 90 dont le héros Nicky (Ryo) tirait encore mieux que le Lonesome Cowboy en jean de Morris et Goscinny. A cette période, le 1er amendement commençait à refaire polémiques aux States et malgré les embargos répétitifs de l’ONU, la RDC, la Colombie, l’ex-Yougoslavie, la Sierra Léone représentaient à eux seuls, les 3/4 des plus gros trafic d’armes mondiaux. Hard Boiled de John Woo était devenu un masterpiece du genre, Nishimori pédalait sur Urban Square, une oav encore incertaine et Akira osait le gunfight dans le Cyber Punk bien avant Texhnolyze.

En 2000 après avoir passé le cap sur une fin du monde qui n’arrivera jamais, on reprend les bonnes bases et on fait des remakes en s’inspirant des meilleurs auteurs et réalisateurs et en cognant au passage quelques nanars sacrément jouissifs tels que Venus versus Virus. Vient la féminisation du gunfight ou Damn Hot Gungirl rime avec death, Tsukasa Hojo repart à la demande de son public sur Angel Heart avec une tueuse au coeur d’or et avant que Ceras Victoria envoie plus tard son Cv à Alucard, le Major Kusanagi prouvera irrémédiablement que tenir une arme peut rendre une femme divinement sensuelle. N’est-ce pas? Madhouse et Bones on apporté le culte de ces animations explosives où la musique dissonante rythme les claquements des gâchettes, chaque séquence suintant la sueur, le sang et la forte odeur poudrée du canon entre les acrobaties et les multitudes de cascades vertigineuses. Entre temps on aura bien apprécié un petit fan service réglé aux millimètre. Des poitrines fermes, des fesses rebondies, des postures suggestives. Allons! Voyons! C’est aussi ça l’avantage du gun. Je ne traîne plus sur l’intro, on peut rentrer dans le vif du sujet.

Shoot it with boobs!

GitsLes grands courants d’influences mecha ont laissé encore des traces toutes fraiches et si certaines productions comme Aika plagient éhontément leurs prédécesseurs avec un minimum de crédibilité, d’autres reflètent de plus en plus l’impact de la présence féminine dans les nouvelles productions. La Gungirl est une vache à lait démocratisée. Juste une façon de parler. De Roberta (Black Lagoon) à Integra (Hellsing Ultimate) Les nanas du gunfight évoluent souvent dans des environnement machistes et mysogynes où elles doivent prouver qu’elles sont aussi fortes, voir même plus intelligentes que les hommes pour avoir un maximum de crédibilité. C’est aussi un peu ce qui attise la curiosité. Cette capacité à susciter une vive émotion en étant perpétuellement au coeur de l’action. Et comme dans l’animation, les réalisateurs ne font jamais les choses  à moitié on a droit quand même à tout une symbolique derrière tout ça avec des codes plus ou moins barrés.

La Yamato Nadeshiko flinguée

myfunfayTout d’abord, l’image véhiculée par cette femme forte, charismatique et indépendante est très à l’opposé de la Yamato Nadeshiko japonaise,  synonyme de la femme traditionnelle, douce, fragile et soumise dans un contexte culturel japonais nostalgique de la vieille époque. Cette femme plutôt extravertie et impudique correspond au modèle occidentale beaucoup et par extension (en remontant aux origines) à celui de Disney dont s’est inspiré Tezuka Osamu, mais également à celui de Marvel avec ses super héroïnes pop dopées au sens de de la justice discontinue. Je ne vais pas trop m’étaler dessus, je suis plutôt divisée entre le fait de penser qu’il y’a cette vision très fantasmagorique de la femme combattante qui pousse les réalisateurs à difformer sa personnalité de plus en plus sous couvert de faiblesse humaine (donc cliché statique) et le fait qu’il faille apprécier l’effort des auteurs de faire avancer quelques moeurs sans être pour autant des féministes.

Petite dissonance de l’after…

guns_nichijou_tachibana_misato_anime_girls_desktop_4000x2252_wallpaper-1007580Maintenant avec le gunfight new Gen, il y’a de tout, et surtout beaucoup plus de Panty shot. Les petites filles de 9 ans tenant des guns 10 fois disproportionnés, la classe en moins, le rire démoniaque et pervers en plus. A la limite du vicieux. De la mane pour lolicons. A t-on perdu un peu depuis? Oui majoritairement parce qu’on essaie d’innover avec une vision très commerciale et plus grand public du gunfight. D’autre part, le gun devient un joujou pour folle de la gâchette décomplexée, avec une dimension presque burlesque sur les bords. Je ne peux pas m’empêcher de trouver cette infantilisation assez dangereuse du gun, mais c’est parce qu’elle reste très ouverte au public qu’elle ne constitue plus vraiment débat.  Le problème c’est que à trop banaliser les choses, on vient finalement à ne plus trop les apprécier à leur juste valeur. C’est peut-être mon souci, j’aime le travail new gen bien foutu avec les bonnes références old school. Tu shoot et tu restes classe quoi qu’il arrive, c’est un peu ça.

« Je gun donc je suis »

171563Ca c’est un peu une (ma propre) définition légèrement trafiquée du sens que l’on donne à la personnalisation du gun. Je m’autorise à la faire, parce qu’on a de plus en plus à de mal à dissocier le gun du personnage derrière. Le gun devient élément qui fait partie intégrante du profil, une seconde nature, une deuxième personnalité. On peut d’ailleurs remarquer que les auteurs se documentent toujours plus sur ce qui se trouve sur le marché et associent à leurs personnages féminins des armes spécifiques entre autres des  traditionnels fusils Beretta ou simples Browning semi automatiques 7.65. Après c’est une question de fantaisie quand on nous sort des prototypes très bien foutus dans les productions sci fi futuristes et post apocalyptiques. Oui, le gun est aussi un élément très anachronique suscitant une fois  encore, une grande fascination auprès du public.

uugjFusils d’assaut, Missile anti-tank, Miniguns, Lance rocket, le gun devient un moyen d’expression très usuel. Haine, frustration, colère, passion, folie, devoir de justice… Le gun remplace la poêle à frire et redirige un mouvement féminin dans une animation qui s’affirme sans cesse en réservant une place de choix à la Gungirl sur le devant de la scène. Hier les animations vendaient plutôt du rêve, récemment c’est assez maigre mais avec quelques exceptions comme Jormungand qui arrivent tout de même à refaire pécher la barre en hauteur. On déprime ou pas? Eh bien non, pas tellement, on sent que l’avenir sera prometteur avec quelques adaptations épiques et sur mesures avec au passage une floppée d’héroïne ou anti héroïnes totalement super nova. Comment ça? Moi optimiste? Nah, juste rêveuse…

anime manga aggregator sama Sama It!

Auteur : Manguerouge

Touche à tout et surtout à rien, partout et surtout nulle part.

9 Commentaires


  1. Salut! Ideaofevil m’a fait découvrir ce blog et je suis tombé sur cet article parlant de nana badass et au risque de me faire passer pour un idiot, j’ai des questions à poser, parce que je comprends pas tout à fait cet article.

    D’abord, où veux-tu en venir? Est-ce que c’est juste une présentation générale des girls with guns dans les anime? Pourtant, il me semble voir une prise de position plutôt discrète, mais pas trop en même temps, ce qui fait que cet article (ou ma perception) se retrouve assis entre deux chaises. Tu sembles vouloir faire passer un message, mais je suis pas sûr de l’avoir cerné.

    Ensuite, y’a ce passage-ci : « cette vision très fantasmagorique de la femme combattante qui pousse les réalisateurs à difformer sa personnalité de plus en plus sous couvert de faiblesse humaine (donc cliché statique) ». Veux-tu parler de ces femmes à backstory tragique qui explique les raisons derrière pourquoi elles sont devenues des girls with guns? Ou veux-tu parler du fait de trop mettre leurs compétences au premier plan en dépit de leur personnalité?

    Merci d’avance.


    • « Est-ce que c’est juste une présentation générale des girls with guns dans les anime? »

      - C’est une présentation mais aussi une critique passive sur le manque des nouvelles productions à mettre un avant la Gungirl caractérielle et complètement badass, celle qui devenait même une icône de l’animation.

      « Pourtant, il me semble voir une prise de position plutôt discrète, mais pas trop en même temps, ce qui fait que cet article (ou ma perception) se retrouve assis entre deux chaises. Tu sembles vouloir faire passer un message, mais je suis pas sûr de l’avoir cerné. »

      - Tout dépend de ce que tu cherches dans l’article, ce qui m’intéressait était surtout de dresser l’état du gunfight féminin à l’heure actuelle, d’où le titre « Petite dissonance de l’after » qui critique un peu cette démocratisation très naïve de la gungirl avec un minimum de personnalité.

      « Veux-tu parler de ces femmes à backstory tragique qui explique les raisons derrière pourquoi elles sont devenues des girls with guns? Ou veux-tu parler du fait de trop mettre leurs compétences au premier plan en dépit de leur personnalité? »

      - Cette réponse rejoint la précédente, le backstory tragique a toujours été le pillier et la base en béton autour de la personnalité gungirls, peut être que je me suis mal exprimée mais le fait est que de plus en plus nombreuses sont les productions qui proposent actuellement des personnages avec des motivations qui n’en sont pas et au final laissent le spectateur plus que détaché devant son divertissement. Je rajouterais aussi que mettre la compétence d’un personnage en avant en dépit d’une personnalité dans une production est la base même des flops. Ces deux aspects sont indissociables dans les bons gunfights, et cela vient du fait que les précédentes productions ont réussi à créer des personnages dont les personnalités dirigent leurs propres compétences, d’où le titre très imagé « Je gun, donc je suis ».


      • Ah, d’accord, je commence à voir plus clair. Par contre, y’a ça qui m’échappe : « des personnages avec des motivations qui n’en sont pas ». Pourrais-tu donner des exemples? Est-ce que ce serait quelque chose d’aussi trivial que « Papa m’a pas acheté la Barbie que je voulais, donc je l’ai tué et voilà, je suis devenue une gungirl »?

        En passant, suis-tu Lupin III: The Woman Called Fujiko Mine? Il me semble que c’est un très bon exemple de gungirl récent avec une femme de caractère et son backstory est dévoilé au compte-goutte au lieu d’être servi tout cuit dans le bec.


        • Des exemples je pourrais t’en donner des centaines, en commençant par toutes les séries dans lesquelles on fout librement un flingue à des lolis en oubliant de foutre une narration en béton en backstage en espérant que le placebo passe et en prenant au passage les fans pour des cons, on peut commencer par Mezzo Dancer ou Shikabane Hime, Galaxy Angel, Angel Beats, Hidan no Aria, 6 Angels (et avec ce dernier on aura vu à quel point les japonais aime associer le mot Angel au Gunfight) la liste est encore longue mais ces productions ont une sacrée place sur le podium des productions à abattre. Après je radote sûrement parce que je suis une sacrée puriste dans ce domaine, je le reconnais.

          Oui je suis Lupin III – Mine Fujiko, d’ailleurs je pense consacrer un article à la fin de la série, je suis charmée et complètement impressionnée par cette nouveauté printanière.

          « Il me semble que c’est un très bon exemple de gungirl récent »

          Petite objection, je ne suis pas Lupiniste mais il me semble que L3FM est une adaptation, une sorte de spin off d’une série du début des années 80, ce n’est pas du new gen, mais quelque chose de très rétro vintage. La Mine Fujiko de l’ancien Lupin pourrait partiellement être une gungirl mais j’ai du mal à considérer la Mine du nouveau comme tel.

          Pour le backstory si tu parle des secondes séquentielles psychédéliques auxquelles on a droit, elles m’ont déjà données plus de réponses que je n’attendais sur le personnage. Intuition féminine ou pas, je préfère encore que rien ne soit dévoilé de but en blanc mais que l’on reste dans l’image et la métaphore onirique pour faire passer plus d’émotion au spectateur.


          • Pour les exemples que tu m’as donnés, ahh OK je vois. Perso, j’avais pas fait attention en regardant ce genre de série, faut dire que j’aime bien les anime d’action qui se prennent pas la tête (j’assume!), mais c’est vrai que c’est différent d’un, mettons, Phantom: Requiem. Tiens, le seul que je connais pas de ta liste, c’est 6 Angels et malheureusement, tu m’as donné envie de le voir, haha. Par contre, je me suis tenu assez loin de Hidan no Aria, parce que Rie Kugimiya peut aller brûler en enfer et j’ai eu l’impression que la police va débarquer chez moi, parce que la fille a l’air de porter encore ses couches.

            « Il me semble que c’est un très bon exemple de gungirl récent »

            Oh par récent, je voulais juste dire un anime qui est sorti récemment, peu importe la date de parution de l’oeuvre original. Perso, c’est le tout premier Lupin III que je touche, alors tu dois certainement en savoir plus que moi. Et c’est vrai que Fujiko est pas tant gungirl que ça, mais dans ma tête, je faisais automatiquement le lien entre gungirl et femme fatale sans avoir pensé que c’était dissociable. Je m’en excuse donc. Mais reste qu’elle ne se laisse pas mener par le bout du nez.

            Et tout à fait d’accord sur la façon de présenter son backstory. Ça stimule le public qui est pas idiot.

            En passant, c’est comment pour mettre la mise en forme? C’est avec des « [ ] » ou des « »?


      • Pour les commentaires, il faut utiliser les balises css html. Je travaille actuellement sur l’intégration d’un bloc d’édition pour les commentaires d’article ;)


  2. Dans le style, ce qui va un peu à contre-courant des loli-guns, c’est Gunslinger Girls (le manga est bien plus intéressant que l’anime).
    Là, le propos n’est pas tendre et on est loin du burlesque.


  3. D’accord sur l’ensemble des faits et conclusions avancés dans l’article si ce n’est qu’à mon avis, celui qui a véritablement lancer le mouvement de la femme armée est Shirow Masamune avec, entre autre, Appleseed (1985). Mais ses premiers mangas n’ont jamais eu grand succès sur le vieux continent, raison pour laquelle on y pense pas forcément.


  4. « tenir une arme peut rendre une femme divinement sensuelle ». Oui, il y a quelque chose de vraie là dedans. Quand on voit Levy, Faye Valentine ou encore Saeko Nogami, pour ne coter qu’elles, on est d’accord. Symbole de la femme libérée et forte en quelque sorte.

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