Aujourd’hui je vous propose de parler de l’Anime, avec un grand A, histoire de marquer le coup, l’Anime dont je ne me suis jamais remis, celui qui m’a demandé près de 4 heures pour ne regarder entièrement qu’un seul et malheureux épisode. L’anime que certains médecins se sont mis à prescrire à leurs patients insomniaques (effet garanti, c’est écrit sur le boîtier du DVD). L’anime que seuls les pervers les plus profonds peuvent éventuellement apprécier. Bref l’anime qui continuera de hanter mes nuits, encore et encore, je parle évidemment de Kissxsis…
Bon il faut bien le reconnaître, oui, il y a pire que Kissxsis sur tous les points. Que ce soit l’animation, la compréhension du scénario, le scénario lui-même, les bruitages, la bande-son, d’autres productions viennent littéralement laisser sur place Kissxsis en terme de daube (Legend of Duo, Mars of Destruction, Eiken et tous les autres participants au championnat de WAE - Worst Anime Ever).
MAIS, ces autres animes étaient tellement mauvais qu’on en venait à en rire. Avec Kissxsis, l’heure de la rigolade est passée il y a bien longtemps, tout ici est source d’avalanches de «JAAAAPOOOON», de tornades de facepalms, de soulèvements de baillements. Et là, je ne parlais que du premier épisode. Allez, en avant pour l’analyse de cette daube – Wouhou !
Quand l’ecchi t’entube un scénario

S’il y a une chose que l’on peut aisément vérifier, c’est que d’une manière très générale, les séries ecchi (et non les séries avec éléments ecchi, nuance importante) pratiquent de manière peu scrupuleuse et depuis bien longtemps la célèbre technique duscénario prétexte. On nous refourgue dans une immense majorité des cas des personnages creux, des greluches cruches à taux de violabilité EX où toute base scénaristique est bonne à prendre, du moment que les scènes à fort caractère sexuel peuvent s’enchaîner. Et bien dans le genre « J’ai pas de scénar et je l’exhibe fièrement », Kissxsis fait fort, un modèle du genre. Je me tâte même à vous faire un résumé… Oui parce que résumer le scénario revient à vous le spoiler intégralement, ça donne une idée de l’ampleur de la chose. Préparez votre front, préparez la paume de votre main, voici mon synopsis :
Ako et Riko, deux soeurs jumelles, sont follement amoureuses de leur demi-frère, Keita. De fait, ces dernières sont en compétition constante afin de gagner son coeur, et pas que ça accessoirement… FIN.
Non je ne suis pas mauvaise langue, non je n’ai pas exagéré le trait, ceci est bien l’histoire de Kissxsis dans sa totalité, rebondissements et révélations inclus. Ah oui, c’est alléchant. Evidemment, je sais très bien en me lançant dans ce type de séries que je n’aurai rien à espérer de la part des scénaristes, évidemment que l’intérêt n’est pas là, que le public visé est avant tout un public à la perversité exacerbée (des lolis dont la 2D ne laisse pas insensible certains de leurs organes), mais quand même, le minimum syndical c’est trop demander ? Et puis le problème majeur avec cette série, c’est que chacune des scènes qui composent les 12 épisodes ne sont au final qu’un tremplin à un passage bien porté cul qui achève toute éventualité de romance.

Les séries ecchi auront forcément pour but d’émoustiller le spectateur via utilisation de panty-shots, overdose de boobs et, tant qu’on y est, ces bonnes vieilles tentacules. Mais, en creusant beaucoup, un semblant de romance entre personnages pouvait faire son apparition, je prends pour exemple le non moins mauvais Kampfer. Kissxsis, lui, a oublié cette éventualité à l’épisode 1 après environ 3 minutes (opening compris). Aucun retour possible, l’unique intérêt sera donc de voir comment allumer son demi-frère en 10 leçons.
« Des personnages si profonds que j’en ai mal à l’anus… »
Keita
Celui que l’on pourrait surnommer sans trop de marge d’erreur, « l’idiot du village » est ce que l’on appelle communément le protagoniste principal. Avec sa coupe dans le vent que même Nomura n’avait pas imaginé, ses yeux bleus portant un regard de merlan frit et son menton coupé à la serpe, on comprend de suite l’investissement des chara-designer sur le projet. Keita c’est donc ce lycéen un peu loser, nul en cours, flemmard -bref le genre de stéréotype vu un petit millier de fois auparavant- dont le souci principal est de se débarrasser de ses sœurs un peu collantes et, dans le même temps, de réussir l’examen de passage au lycée où se trouvent *Roulement de tambour* ses soeurs. Logique quand tu nous tiens. En plus d’être totalement indécis sur quasiment tout, ce dernier se paye le luxe de n’être à l’origine de rien, lui conférant ainsi le statut bien mérité de fougère parlante.
Pour toi public…

Riko (la dominée sur l’image) et Ako (la dominante)
Les fameuses sœurs jumelles, aux noms que l’on sent cherchés fort loin, forment le tandem choc de la série puisqu’elles supportent à elles seules toute la série. Avec leur bonnet B (info tirée de l’anime lui-même – c’est dire l’intérêt des dialogues) et leur allure volontairement collégienne, leur but est clair : exciter le loli derrière son écran coucher avec leur frère. Là où ce dernier faisait office de fougère, ces deux-là s’apparentent plutôt à des plantes carnivores avides de sexe. On notera quelques menues différences entre les deux histoire d’expliquer l’indécision de Keita : l’une a les cheveux attachés et l’autre pas. Je comprends son dilemme. Vraiment. Ceci étant, il va sans dire que chacune bénéficie d’un charisme ostréicole. Leurs gueguerres, imaginées après prise(s) de substance(s) à la licéité fort contestable, finissent bien souvent en grand bordel de printemps et nous permettent d’apprécier les doux crissements de pneus faisant office de doublage.
Il y a pour terminer ce listing des personnages les plus profonds que l’animation ait conçus toute une flopée de plantes en photosynthèse qui jonchent le parterre de Kissxsis. A commencer par les parents qui font une apparition ici et là soit pour balancer une blague dont eux seuls détiennent la portée, soit pour encourager les deux filles à persévérer dans les tentatives de viol de leur frère. C’est dire la mentalité encore une fois hors-du-commun qui émane de personnages pourtant secondaires, et en même temps vous comprendrez mieux le pourquoi de mon « WTF ?! » à ce moment précis. Ajoutons les amis de Keita qui le jalousent d’être stalké H24 par des folles à cheveux rouges qui n’ont pas peur de se mettre à poil devant tout le lycée, et on aura enfin fait le tour de ce casting si emballant.
Parce que je vous fais la totale…
Kissxsis aura véritablement décidé de vous pourrir la vie jusqu’au bout. Fil directeur absent, ecchi sur développé, personnage au charisme encore insoupçonné, les réalisateurs se sont mis d’accord pour ne pas faire le travail à moitié. Que pourrai-je encore ajouter à ce constat sans appel ? Pour commencer, une animation inexistante. Il ne se passe bien souvent rien à l’écran, des plans fixes on vous en fera bouffer jusqu’à épuisement. Et quand animation il y a, ce ne sera que pour mettre en valeur les fameuses scènes obscènes. Ce manque de mouvements fut sans aucun doute la toute première source de fatigue soudaine. N’allez pas croire que je ne peux regarder que du shônen bien basique où on se fout sur la gueule pendant 100 épisodes, mais il y a meilleur moyen de faire oublier qu’on a pas de budget : monologues comiques (Le Bahut des Tordus), ambiance fleur bleue appréciable (Candy Boy) et autres procédés que j’oublie. Là, c’est le vide.
Le vide pendant 12 épisodes tous plus chiants les uns que les autres. En effet, Kissxsis a aussi fait le choix de partir sur le principe que chaque épisode se suivrait sans cohérence aucune et mettrait en scène un mini scénario sans intérêt. On y voit la grande majorité du temps les deux sœurs se faire la compétition sur des futilités sans nom, Keita se plaindre de sa situation et ces bonnes vieilles scènes de baisers sans fin (j’ai vraiment cru qu’ils s’arrachaient la langue par moment). Dire que Kissxsis est ennuyeux serait un euphémisme. Dire que Kissxsis n’a pas ce petit grain, cette atmosphère empreinte de tendresse ne me ferait que passer pour Captain Obvious.
Enfin, et parce que j’aime achever ce qui ne m’a pas plu jusqu’au bout, Kissxsis c’est de la bouillie sonore. Quelques doubleurs font le travail parce qu’il faut le faire, le reste surjoue, crie, les seiyuus des sœurs font part de leur capacité à faire péter l’audimètre en donnant tout son sens au mot « aigu ». Le couple opening/ending, il me semble bien l’avoir entendu, une fois, c’est dire à quel point il m’a marqué. Quant au reste, la bande-son a définitivement toute sa place dans les ascenseurs de mon immeuble. Je ne serai même pas étonné si on m’annonçait que le compositeur bossait pour les entreprises France Elévateurs.

Ouuui, Kissxsis c’est fini !
Je parle je parle, c’est que j’oublierai presque que j’ai détesté cet anime. Lui faire l’honneur d’autant de lignes, d’autant de mots, ça ne me ressemble pas. Mais bon, à un moment ou un autre, toute cette haine devait se déverser, quitte à créer un étang de venin. Kissxsis n’est certainement pas un anime à voir. Il n’a pour lui en tout et pour tout qu’une esthétique pas bien inspirée mais pas moche non plus. Le reste n’est qu’accumulation de défauts, ce qui me permet de lui attribuer sans problème le saint Graal, je parle du statut de daube à éviter. Si certains ont apprécié, qu’ils n’hésitent pas à m’en faire part, peut être suis-je passé à côté de l’essentiel… Ah et j’oubliais, vous connaissez la meilleure ? Une suite est prévue cet été sous format OAV! Si le sort ne s’acharne pas, je n’y comprends plus rien.

8 août 2012 à 21 h 16 min
kiss x sis n’a simplement pas besoin d’un scénario.
Si c’est pas ton genre tant pis, analyse ce que tu connais. Ne publie pas une critique si tu as des préjugés su les animés ‘ecchi’.
Si c’est vraiment si ennuyeux alors je vais te dire ‘BAKA’ pour perdre volontairement ton temps.
26 août 2012 à 20 h 38 min
Si j’ai des préjugés sur les animes ecchi… J’en ai vu tellement que je n’appellerai plus ça préjugés mais vérités. Je n’ai jamais dit que Kiss x Sis avait besoin d’un scénario mais avoir au moins des personnages intéressants, ou plus simplement proposer un humour constructif et vraiment marrant, c’est le minimum syndical pour le genre. Pour l’ennui, c’est simplement parce que certaines personnes savent laisser leur chance aux animes jusqu’au bout
Et pour les prochains qui viendraient rager contre ce genre d’articles, apprenez qu’il s’agit là d’une séance de troll intensif, ce genre de réaction ne fait qu’alimenter le troll ce qui est fortement déconseillé…
21 mai 2012 à 0 h 50 min
C’est vrai que Kiss x Sis n’est pas détenteur d’un scénario alléchant ( sans faire de mauvais jeu de mots ) mais bon il fallait s’y attendre. Quand on regarde une série du style « ecchi » il ne faut pas vraiment s’attendre à un scénario très prononcé même si on tombe parfois sur de bonnes surprises. La série a « marché » uniquement grâce à ce ecchi ultra-prononcé et ça plait à pas mal de gens mais bon… A la base ( si je ne me trompe pas ) il y a 2 OAV qui avait plu au japon et qui avait entraîné la création d’une petite série de 6 épisodes apres je suis conscient que c’est pas très recherché mais bon je n’irais pas aussi loin pour l’écraser je dirais juste qu’il est plus tendance hentai que ecchi aussi bien au niveau de ce qu’on voit ( situations délicates ) et aussi de ce que l’on ne voit pas ( le scénario )
20 mai 2012 à 12 h 13 min
Je pensais mes images assez parlantes, il faut croire que non
Oui cette série est explicite, aucun faux-fuyant. C’est pas du hentaï mais on va plus loin que de l’ecchi basique.
20 mai 2012 à 14 h 13 min
A ce stade c’est de l’auto flagellation, du Deluxisme. Quand tu auras atteint le point de non retour fait moi signe, je préparerais le lance flamme et les clous rouillés… 8)
3 juin 2012 à 3 h 49 min
Pour le lance flamme peut être on trouve des choses farfelues sur le net mais pas les clous rouillés, le tétanos c’pas cool \:3
20 mai 2012 à 8 h 13 min
J’ai bien compris que tu n’avais pas aimé ce titre mais qu’en est-il niveau émoustillage ? Parce qu’il est évident que les spectateur de Kiss x Sis veulent avant tout voir du twincest. Est-ce que la série est à la hauteur à ce niveau ? On reste dans le sous-entendu graveleux ou on nous montre des images explicites ?
3 juin 2012 à 3 h 51 min
Non sur ce point ils font pas de sous-entendus où subtiles, c’est assez balèze
3 juin 2012 à 11 h 54 min
J’en ai d’ailleurs fait une overdose. Ce qu’il manque véritablement à Kissxsis, c’est pas spécialement un scénario, mais bien un aspect/ambiance un peu plus romantique comme ce que nous montraient les 2 premières minutes du premier épisode où on voit Keita main dans la main avec ses soeurs.